Changement climatique : L’agriculture burkinabé face au réchauffement climatique

L’Ong ACTEURS DU CHANGEMENT POUR L’ENVIRONNEMENT ET LE CLIMAT – ACEC – et ASEFCE INTERNATIONAL BURKINA FASO engagent pour l’année 2023 un programme de formation de sensibilisation aux effets du réchauffement climatique des populations rurales fragilisées.

Ce programme se présente sous trois phases. La première phase est axée sur l’enquête préliminaire auprès des agriculteurs non lotis sur leurs activités, leurs productions (méthodes de cultures, rendement), leurs difficultés dans les différents aspects de leurs  activités. La deuxième phase est axée sur la formation théorique individuelle ou en groupe avec la participation d’un formateur ingénieur Agronome et le concours des bénévoles de ACEC et ASEFCE INTERNATIONAL BURKINA FASO. La troisième phase est axée sur l’apport de solutions concrètes sur le terrain des cultures par des expériences afin de répondre au manque d’eau, fabrication et usage d’engrais naturels, choix des semences.

Les activités ont débutés le 7 janvier dernier avec l’enquête préliminaire auprès des agriculteurs non lotis du quartier SOMGHANDIN à OUAGADOUGOU. Rachid NIGNAN, ingénieur, Président de ACEC et Représentant National Asefce International, Roman DIABRI ingénieur, Vice Représentant National, Geremy GANSORE, jeune lycéen en terminale et habitant du quartier et Seydou ZERBO commerçant du quartier ont ouvert l’enquête préliminaire. Les agriculteurs rencontrés  dans le non loti du quartier de SOMGHANDIN souffrent principalement du manque  d’eau (les ressources en eau sont dans certains cas insuffisants et ne durent que le temps des saisons pluvieuses). Cela a pour effet de réduire les quantités mais aussi les durées des récoltes étant donné que les cultures se font seulement durant les saisons des pluies

A  cela s’ajoute en second lieu le manque de terrain pour la pratique agricole, ce qui poussent également les agriculteurs à mener des activités en parallèle le plus souvent au détriment de leur activité principale. Par ailleurs, la majorité de ces derniers utilisent des engrais organiques associés pour certains à des engrais chimiques afin d’enrichir les sols et les jeunes plants.

Rappelons que les agriculteurs  rencontrés ce 1er jour dans cette zone sont majoritairement dépendants de la ressource en eau qui n’est hélas pas présente toute l’année, les obligeant à mener des activités complémentaires, le temps que la nature reconstitue une source d’eau exploitable pour leurs activités. Ces travaux de rencontre et d’écoute des agriculteurs non lotis  seront poursuivis sur de nombreuses semaines afin d’établir un état complet de la situation des populations rurales fragilisées. Ce constat va permettre de définir les thématiques de la Formation qui sera dispensée tant théorique que pratique.

Albert BOMBA

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