Filière cacao-café – 1,2 milliard de FCFA d’intrants sera distribué aux producteurs par le FODECC

L’annonce a été faite par Samuel Donatien Nengue, Administrateur du Fonds de Développement des filières Cacao et Café (FODECC) lors d’une conférence de presse le 22 juin 2022 à Yaoundé.

« Le développement du Guichet producteurs se réalise à travers une base de données des producteurs de cacao et café du Cameroun. Cette base de données contient des informations sur l’identité des producteurs, le géoréférencement des parcelles, l’état quantitatif du verger, l’âge des plants… », a expliqué l’administrateur. Et de poursuivre : « pour déclencher la subvention, il faut disposer d’un smartphone afin de télécharger et d’y installer l’application Guichets producteurs (Agri4 Farmer). Cette application disponible sur Google Playstore permet au producteur d’effectuer toutes les transactions en ligne, notamment l’identification, l’obtention des subventions, la géolocalisation des parcelles et les commandes des intrants ».

Ce sera à partir du 24 juin 2022 au cours d’une cérémonie solennelle à Melong, dans le Littoral que 500 premiers producteurs de cacao-café vont bénéficier de 240 000 Fcfa de bon d’achat.

Classées en trois catégories de subventions, il est question premièrement les subventions de masse constituées d’intrants agricoles (engrais, semences, plants et produits phytosanitaires). Quant aux deux autres catégories, elles seront axées sur les équipements et machines agricoles, ainsi que les infrastructures de soutien à la production.

Le FODECC

Le Fonds de Développement des filières Cacao et Café (FODECC) est la banque du cacao et du café camerounais. Elle apporte aux parties prenantes du secteur la garantie d’un suivi régulier du fonctionnement des filières afin de prévenir toute dérive et d’assurer le bon déroulement du plan de relance et de développement décidé à cet effet. Le FODECC participe du désir de trouver une source de financement pérenne qui ne pèse pas sur le budget du pays. Sa principale raison d’être est d’assouplir le contrôle de l’Etat dans la régulation des marchés du cacao et du café, pour laisser plus de place à l’initiative privée, selon les exigences de la loi N° 95/11 du 27 juillet 1995 portant organisation du commerce du cacao et du café, modifiée et complétée par la loi N° 2004/025 du 30 décembre 2004.

Jean-Claude KENDEG

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