FONEV 2019 : L’économie verte inexploitée au Cameroun

Le business vert s’impose en une valeur porteuse de prospérité. C’est ici, le message clé du premier Forum national sur l’économie verte tenu ces 13 et 14 novembre par le Ministère de l’environnement de la protection de la nature et du développement durable (Minepded).

Il n’est point excessif de reconnaitre que, c’est sur toute l’étendue de la terre que l’économie verte a le vent en poupe. Les faits sont visibles. Dorénavant, très peu de nations ont du mépris pour ce phénomène planétaire dont l’effet papillon justifie aisément le pourquoi du premier Forum national de l’économie verte au Cameroun. Il fallait bien s’y attendre. C’est normal, surtout lorsqu’on est en pleine saison des grandes opportunités. Pour l’heure, il n’a été évoqué d’arguments plus sophistiqués que ceux-ci. En existerai-t-il ? Une telle interrogation peut paraitre vaine, au regard de la thématique « économie verte: enjeux et perspectives au Cameroun » placée au coeur des travaux. Cette initiative du Ministère de l’environnement de la protection de la nature et du développement durable a rassemblé au Palais polyvalent des sports de Yaoundé, plus de 300 acteurs des diverses disciplines de ce secteur. Presque tous issus du cadre institutionnel, des entreprises parapubliques et privées, des organisations sous régionales et de la société civile intéressés par la thématique. Ces 13 et 14 novembre ont été deux journées de travail d’une rare attractivité. Des experts auréolés par leur science et par leurs titres ont tenu au cours des 3 sessions plénières validées, une dizaine d’exposés et d’ateliers. Au dehors, loin des projecteurs et des conférences, les visiteurs, parties prenantes ou pas, éprouvent une immense émulation face à la découverte de ces expositions, projets, initiatives, activités porteuses de visions presqu’inexplorés du secteur. Plus d’un ont vu en ces expositions l’acte de foi qui concrétise les plénières. C’est à dire, des fenêtres d’opportunité ouvertes sur le monde de l’emploi. Le but de ce forum étant « d’interpeller la responsabilité individuelle et collective des populations à repenser les modes de production et de consommation » a relevé le Dr. Nana Aboubakar Djalloh, Ministre délégué auprès du Minepded dans son discours d’ouverture. C’est un appel à la transition vers l’économie verte. Celle-là qui, selon le Programme des nations unies pour l’environnement, « engendre une amélioration du bien être humain et la justice sociale tout
William Tadum Tadum
en réduisant significativement les risques environnementaux et les pénuries écologiques ». Eloundou Joséphine, conseillère technique n°1 du Minepded, laissera entendre que l’économie industrielle est « suicidaire ». On y resterait que par cupidité, cécité ou maladresse. Dans la mesure où, à son avis, « le salut c’est dans l’économie verte »; Cet inusable mantra se doit d’éclairer tout sermon visant à convertir l’économie brune en économie verte. Une mention « excellent » à ce premier Forum national sur l’environnement ne saurait nuire à la vérité.