Fonev 2019 : Les défis urgents du secteur vert

Générer un cadre stratégique pour l’économie verte est un impératif catégorique de l’heure. Penser ce nouveau modèle de développement appelant à un futur différent est vital. Il est pressant de lever certaines barrières qui plombent ce secteur porteur d’avenir. Mais le préalable est de les recenser.

Des experts aussi illustres, que méconnus ont passé au scanner l’état des lieux des activités intervenant dans le secteur de l’économie verte au Cameroun. Ils sont unanimes au sujet des multiples goulots d’étranglement qui tiennent en captivité son déploiement encore au ras le sol.  Pour bon nombres de chercheurs, les conditions conjointes au décollage vers un avenir prospère sont claires, tangibles, par-dessus tout, bien connues et maitrisées sur le plan théorique. Dans la dimension pratique, c’est le règne les mentalités étranges à cette nouvelle tendance. Evidemment, « les populations ignorent que ce qu’elles jettent peut générer de l’argent, qu’ils peuvent en devenir riches et payer leurs taxes, créer des emplois pour le bénéfice d’un plus grand nombre», explique l’expert en environnement Enow Peter Ayuk. Un avis qui consolide l’idée d’un besoin d’éducation réel et concret. Le mal est profond, les vieilles habitudes ont déjà la peau dure. Pascal Tamba, en tant que Président d’une de ces associations qui plaident la cause environnementale soutien qu’il faudrait que les paradigmes qui engendraient les anciens comportements soient violentés.  Il s’avère qu’il n y a pas que les sujets humains qui sont à plaindre. Des difficultés et les défis à surmonter, sont aussi d’ordre technologique. Si l’économie verte a été jusqu’ à lors au poids mort, c’est dû au fait que « le manque de technologie de pointe entrave incontestablement » son envol, estime Enow Ayuk, expert en la matière. Pour ce qui est de la question de l’énergie nécessaire pour l’industrie qui va avec, « il y a problème ». Heureusement ! Comme le relève ce passionné du secteur vert, « c’est une question qui est en train d’être résorbée progressivement. » L’obstacle est graduellement levé.  L’une des grosses limites de l’économie verte reste encore « la quantité insuffisance de déchet produite ». Malheureusement. Il n’est point insensé de penser que jusqu’à cette heure, l’accord n’est pas parfait au sein de l’univers vert. Le besoin d’harmonisation des efforts conjugués est au nombre des impératifs catégoriques. Le Dr. Aurelien Djouandji, a étudié le phénomène et conclu qu’il est devenu impossible de « travailler en rangs dispersés. Non, ça doit être une approche intégrée et nous devons mener des actions concrètes. » Comme pour dire, « On doit accompagner les starts-up qui sont déjà sur le terrain et qui travaillent durement ». Toutes ces difficultés présentées révèlent avec netteté les défis à relever. Pas besoin de paniquer. Les murailles ne sont pas infranchissables.