Marée noire au Brésil : Les autorités tiennent le «fauteur»

Il a fallu attendre plus de 60 jours, pour identifier l’origine de cette marée noire qui a souillé plus de 2 000 km de côtes au Brésil. Laissant de nombreuses traces visibles à l’oeil nue dans le Nord –est du pays. Le Ministère de la défense déclare un tanker pavillon grec coupable. 

Dans cette affaire, le principal « suspect coupable » de la marée noire est identifié. Il s’agit selon les données délivrées par le Ministère de la défense Brésilien, d’un tanker battant pavillon grec. Dans un premier temps, les enquêteurs ont émis l’hypothèse selon laquelle, un navire aurait illégalement transporté du pétrole vénézuélien. En rappelant que le pays de Nicholas Maduro, est pour le moment frappé par un embargo des États-Unis. Ils n’ont toutefois pas exclu l’hypothèse d’une tentative de pollution volontaire. Une option qui n’exclue nullement l’idée d’une résultante accidentelle. Le Ministère de la défense a évolué dans ses recherches et a conclu l’affaire en confirmant vendredi le 1er novembre, que le carburant déversé dans ses eaux provenait du Venezuela. Le ministère en charge de l’affaire a fait savoir qu’il a pu identifier, grâce à des données satellitaires soutenues par une coopération internationale salutaire, un tanker sous pavillon grec « qui transportait du brut provenant du terminal pétrolier ‘San José’ au Venezuela en direction de l’Afrique du Sud ». La police fédérale, a annoncé qu’un mandat de perquisition a été émis au siège d’une compagnie maritime à Rio de Janeiro. Son nom a été tenu secret. Même si à présent, nul n’ignore qu’il s’agit de « Bouboulina ». Les dégâts crées par cet incident sur les côtes brésiliennes sont à l’unanimité de l’ordre de la démesure. La société grecque Delta Tankers, qui gère le pétrolier « Bouboulina » mis en accusation, nie toute implication. C’est un acte « criminel », pour Jair Bolsonaro, le Président Brésilien. Selon lui, il faut s’attendre à « une catastrophe bien plus grande ». Dans un entretien accordé à la chaîne de télévision Record, Bolsonaro, s’est montré très préoccupé par le sujet. Estimant qu’une catastrophe écologique va se poursuivre. « Le pire est avenir » a-t-il précisé.