Agro-industrie – Le secteur semencier privé fait lentement son apparition au Cameroun

Le Cameroun compte environ 13 entreprises semencières. Des entreprises partenaires mènent des activités de production de semences, bien qu’aucune ne fasse participer les petits exploitants à ces activités.

En 2001, le Cameroun a adopté une loi relative à la production et à la commercialisation des semences. En 2005, le pays a créé le Conseil national des semences par décret. Cet organisme est chargé de promouvoir et d’organiser un secteur semencier fiable, ainsi que d’en stimuler le développement. Le Conseil a également été fondé pour réguler et contrôler l’inscription de nouvelles variétés, protéger les exploitants contre la vente de contrefaçons et faciliter la production et la commercialisation de semences de qualité dans le pays. De plus, dans le cadre de sa politique semencière nationale, il encourage l’élaboration et la promotion de nouvelles variétés végétales.

Le Plan national d’investissement agricole cherche à développer la recherche sur les variétés améliorées à haut rendement et à stimuler la compétitivité des exploitations. Le ministère de l’Agriculture et du Développement rural est chargé de la réglementation des semences et du développement de variétés pour différentes cultures.

Le secteur semencier formel est composé d’entités publiques, d’institutions agricoles, d’organisations non gouvernementales, de petites entreprises et de sociétés du secteur privé menant différentes activités liées aux semences. Le secteur semencier privé fait lentement son apparition au Cameroun.

Trois acteurs publics sont chargés du développement du secteur des semences : l’Institut de recherche agricole pour le développement, le ministère de l’Agriculture et le Conseil national des semences et obtentions végétales. Les coopératives productrices de semences les plus dynamiques se trouvent dans les régions Ouest et Nord-Ouest. Elles affichent de bonnes performances économiques et sont dotées de structures de gouvernance démocratiques bien que le modèle d’activité des coopératives ne soit généralement pas solide.

Quatre entreprises identifiées sur le plan international, disposent de centres de test, trois autres proposent des services de vulgarisation et deux de plus, exploitent des centres de sélection. Aucune des sociétés présentes dans le pays ne dispose de site de transformation à grande échelle.

Carole AMBASSA 

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