FAO et gouvernance forestière en Afrique centrale, les partenaires parlent d’une même voix

Le bureau sous régional de la FAO pour l’Afrique Centrale a récemment animé une session de travail auxquels prenait part plusieurs partenaires de la FAO notamment le président de la commission de la CEEAC, le  Ministre de l’agriculture, de l’élevage, des forêts et de l’environnement de la Guinée équatoriale, et le représentant de la COMIFAC. Une session de haut niveau modérée par Son Excellence Hélder Muteia, Coordonnateur Sous-régional de la FAO pour l’Afrique centrale, Représentant de la FAO au Gabon et Sao Tome et Principe et auprès de la CEEAC.

Organisée dans le cadre de la trente-deuxième session  de la Conférence régionale de la FAO pour  l’Afrique, cette session de travail a permis de recenser  et  d’examiner  les problèmes  et  les  enjeux  liés à  la gouvernance forestière,  ainsi  que de rechercher  des solutions appropriées pour  améliorer  la gouvernance  forestière en  Afrique centrale. Objectifs, faire le point  sur  les principales réalisations en  matière de gouvernance forestière en  Guinée équatoriale et  en  Afrique centrale. Examiner  les  difficultés et  les contraintes  rencontrées dans la  mise  en  œuvre des activités visant à améliorer  la  gouvernance  forestière. Rechercher  des solutions fiables  et  pratiques pour  améliorer  la gouvernance forestière  au  sein de  la  région.  Résultats  escomptés, la Vision  commune des réalisations,  des enjeux  et  des contraintes liés  à la gouvernance forestière en  Guinée équatoriale et  en  Afrique centrale. La sensibilisation  accrue  et l’intérêt politique  quant à  la nécessité  d’améliorer  la  gouvernance forestière. Le consensus  autour  de  solutions  et  d’options  pratiques et  viables permettant  d’améliorer  la gouvernance forestière. 

Ponctuée par 3 interventions, notamment du représentant résident de la FAO pour l’Afrique Centrale, du Président de la Commission de la CEEAC et du Ministre de l’agriculture, de l’élevage, des forêts et de l’environnement de la Guinée équatoriale, selon une présentation de la COMIFAC, “Les forêts du bassin du Congo s’étendent sur 228 millions d’hectares et sont les plus vastes du monde après celles du bassin de l’Amazonie. Elles abritent une biodiversité abondante et constituent des stocks importants de carbone, ce qui leur confère un rôle essentiel dans l’adaptation au changement climatique et l’atténuation de ses effets. 

Elles représentent également des sources importantes de biens et de services, tels que les produits forestiers ligneux et non ligneux, qui sont essentiels pour les économies nationales et les moyens de subsistance des populations locales et des peuples autochtones. 

Cependant, elles sont confrontées à de nombreux défis et obstacles liés à leur gouvernance, notamment le non-respect des lois et des normes forestières, l’exploitation illicite des forêts et le braconnage, le partage non équitable des avantages tirés des revenus forestiers, ainsi que le manque de soutien institutionnel, de capacités et de fonds nécessaires à la gestion durable des forêts, et des données fiables pour éclairer les décisions prises en matière de gestion forestière, la FAO et d’autres partenaires techniques et financiers des pays du bassin du Congo ont apporté un appui important à ces pays dans le cadre de plusieurs projets et programmes visant à améliorer la gouvernance forestière.”

Toutefois, quelques questions ont été portées à l’attention de la Conférence régionale. Cette dernière est invitée à : reconnaître l’importance et l’intérêt qu’il y a à améliorer la gouvernance des forêts en Afrique centrale afin de réaliser le potentiel que recèlent ces forêts pour contribuer de manière sensible aux économies nationales ainsi qu’aux moyens de subsistance des populations tributaires des forêts, et d’assurer la durabilité de la biodiversité forestière, du carbone forestier et d’autres produits et services écosystémiques forestiers. 

Prendre note  des progrès accomplis par  les Membres et  des difficultés auxquelles ceux-ci  sont confrontés dans la  mise  en  œuvre de la pratique de gestion  durable des forêts et  de la gouvernance  forestière au  sein  de la région. Redoubler  d’ efforts  pour  remédier  aux  causes  profondes  du problème  que  constitue  la mauvaise  gouvernance  forestière,  notamment  l’exploitation  illicite  et informelle  des  forêts  et le braconnage,  les insuffisances en  matière d’application  des réglementations  forestières,  le manque de soutien  institutionnel,  le  partage insuffisant  des avantages tirés des  recettes forestières,  et  le manque de données fiables permettant  de prendre des décisions judicieuses en  matière de  gestion  et  de  gouvernance  forestières.

Rechercher  des solutions  fiables  et  concevoir  des  politiques  porteuses  et  des  mesures d’incitation ,  formuler  des  suggestions et  des orientations concernant  les possibilités de financement  des actions menées au  niveau  des pays  pour  améliorer  la gouvernance forestière en  Afrique centrale, et inviter  la  FAO  à  maintenir  l’appui  technique  apporté  à  l’amélioration de la gouvernance forestière en  s’appuyant  sur  l’avantage comparatif  dont  elle dispose. 

Les  forêts  du bassin du Congo sont  les  plus  vastes  du monde  après celles du  bassin  de l’Amazonie,  et  s’étendent  sur  228  millions  d’hectares,  ce qui  représente 57% de la superficie totale du  bassin du Congo.  Elles  abritent  une  biodiversité  abondante  et  constituent  des  stocks  importants de carbone,  ce qui  leur  confère un  rôle essentiel  dans l’adaptation  au  changement  climatique et  l’atténuation de ses effets.  Elles représentent  une  source  importante  de biens et  de services,  tels que le bois d’œuvre, qui  contribuent  de  manière  considérable  aux  économies nationales des pays  d’Afrique  centrale.  Elles sont  également  une  source  de produits forestiers non  ligneux  principalement  destinés à la consommation locale et  utilisés en  médecine traditionnelle,  et  dont  les  populations  locales  tirent  des revenus. 

Au cours  des  dernières  décennies,  les  pays  d’Afrique  centrale et  leurs  partenaires  ont  déployé des efforts visant  à assurer  la gestion  durable des ressources forestières  et  des  espèces  sauvages, la conservation  de la biodiversité et  l’accroissement  des stocks de carbone forestier,  ainsi  qu’à améliorer les  conditions  de  vie  des  populations  locales. 

La FAO  et  d’autres partenaires techniques et  financiers des pays du  bassin  du  Congo  ont apporté  un appui  important  aux pays  d’Afrique centrale  dans le cadre  de plusieurs projets et  programmes de gestion  durable des forêts axés  sur  la  conservation  de la biodiversité,  la  restauration  des forêts,  les inventaires forestiers,  la foresterie  communautaire,  la politique forestière,  la gestion  durable  des zones protégées et  des espèces  sauvages, l’agroforesterie,  la  promotion et  la  valorisation des  produits  forestiers non ligneux,  entre  autres.   

Les pays d’Afrique centrale ont  réalisé des progrès en  matière de gestion  durable des ressources forestières et  des espèces sauvages,  mais  ils  sont  toujours  confrontés  à  plusieurs  défis  et contraintes  liés à la gouvernance forestière,  notamment  le non-respect  des lois et  des normes forestières, l’exploitation  illicite des forêts et  le braconnage,  le partage  insuffisant  des avantages tirés des  recettes forestières,  le faible niveau  d’appui  institutionnel,  le  manque  d’efficacité des programmes  de renforcement  des capacités  aux  fins de la gestion  durable des forêts  et  l’insuffisance des financements  à cet  égard,  et  le manque de données fiables pour  éclairer  les décisions prises en  matière de gestion forestière. 

“En  Guinée équatoriale,  les forêts constituent  une part  importante des  moyens de  subsistance et  de l’économie  puisque  80 à  90  pour  cent  de  la  population dépend des  produits  et  des  services des écosystèmes  forestiers.  La  gestion  des forêts et  l’extraction  de  bois  d’œuvre par  les  populations  et  les petits  exploitants  sont  en grande  partie  informelles,  tandis  que  l’exploitation  forestière est principalement  le fait  de  sociétés  spécialisées  opérant  dans  le cadre de concessions forestières. 

 Au  fil des ans,  la Guinée équatoriale a consenti  certains  efforts pour  gérer  durablement  ses forêts,  mais elle reste confrontée à des problèmes tels que le manque de ressources  humaines qualifiées,  l’exploitation illicite et  informelle des  forêts,  les  insuffisances  en  matière  d’application  des  réglementations forestières,  la  déforestation  et  la dégradation  des forêts,  la faiblesse des structures institutionnelles et l’absence d’environnement  favorable à l’amélioration  de la gouvernance forestière.”  A laissé entendre le ministre de l’agriculture,  de l’élevage,  des forêts et  de l’environnement  de la  Guinée équatoriale au cours de cette session de travail. 

Agnès koumba

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